Rencontre avec Zeina Abirached, auteure et illustratrice BD

Les élèves des terminales L1 et ES3 ont eu l’occasion de rencontrer Zeina Abirached avec Mme Dedieu, enseignante d’histoire-géographie et Mme Leviel, documentaliste.

Zeina Abirached est une dessinatrice de bande dessinée libanaise,  elle est née à Beyrouth en 1981.

Elevée pendant la guerre du Liban, elle est arrivée en France pour tenter sa chance comme illustratrice dans la bande dessinée.  Elle vit actuellement à Paris.

Afin de préparer sa venue, nos élèves ont essentiellement travaillé sur deux œuvres : Mourir, partir, revenir. Le jeu des hirondelles et Je me souviens, Beyrouth. Ces œuvres autobiographiques relatent les souvenirs d’enfance de Zeina Abirached dans le Liban en guerre.

Dans le cadre du programme de terminale en histoire : les conflits au Proche et Moyen Orient, deux heures ont été consacrées à la préparation de la rencontre. Au CDI, les élèves ont fait le parallèle entre des photographies d’actualité datant de la guerre au Liban et des illustrations de Zeina Abirached. Quelle différence y-a-t-il entre les deux supports ? Quelle est la force émotionnelle, quels sont les avantages, les inconvénients ? Quelles sont leurs limites pour relater la guerre ? Quelle est la place de l’artiste : son point de vue ?…

Les élèves ont également préparé une fiche d’identité sur le Liban afin de mieux comprendre le contexte historique et géographique du pays.

Le jour de la rencontre, Zeina Abirached s’est montrée ouverte et très accessible, elle a évoqué à la fois son parcours professionnel et personnel.

Elle a expliqué pourquoi avoir choisi le dessin, elle a ressenti assez vite le besoin de dessiner Beyrouth et la guerre. Après le conflit au Liban, il n’y a pas eu de travail de mémoire, pas de commémoration.  Sa génération a cherché à remplir ce « non-dit »,  cette amnésie  liée à la guerre… Pour elle, le dessin est une forme artistique pour « remplir » ce silence, elle a fouillé dans les archives, cherché des témoignages de l’époque. En relatant ses souvenirs dans des récits autobiographiques, Zeina est « obligée » de se souvenir, elle se libère et partage !

Zeina a évoqué également sa double culture, française et libanaise, à laquelle elle tient profondément.

Ce fut un moment intense et riche en émotion surtout lorsqu’elle a parlé de son expérience de la guerre, le fait de l’avoir vécue  lui a apporté de la colère qui est, aujourd’hui, finie et dépassée, ça a été une expérience traumatisante mais elle est « digérée », elle se sent plus tolérante envers les autres.

œuvres de Z. Abirached disponibles au CDI

Avec le partenariat de l’association LEAR (Lire et écrire à La Rochelle)

Posted in CDI, Histoire & Géographie.

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