Épreuve du baccalauréat
L'épreuve de philosophie
Nature Écrit, l'épreuve de philosophie du baccalauréat général dure 4 h et compte coefficient 8. Elle évalue dissertation sur l'un des deux sujets, ou explication de texte.
- La copie répond précisément au sujet choisi, sans réciter un cours hors sujet.
- La copie construit un problème clair et tient une progression logique.
- La copie définit les notions importantes et les utilise avec rigueur.
- La copie mobilise des références philosophiques utiles, expliquées et reliées à l'argument.
- La copie soigne l'expression, les transitions et la conclusion.
L’épreuve de philosophie au baccalauréat général
| Repère officiel | Information à retenir |
|---|---|
| Nature | Écrit |
| Durée | 4 h |
| Coefficient | 8 |
| Ce qui est évalué | dissertation sur l'un des deux sujets, ou explication de texte. |
Ce que le sujet contient
Le jour de l’épreuve, le sujet propose un choix net. On traite soit une dissertation sur l’un des deux sujets, soit une explication de texte. Il faut donc commencer par lire l’ensemble du sujet, sans se jeter sur le premier intitulé qui paraît familier.
Les deux sujets de dissertation prennent la forme d’une question. Cette question appelle une réflexion organisée, pas une récitation de cours. Elle contient souvent une tension. Un mot paraît évident, puis devient problématique dès qu’on le définit. Le travail consiste à montrer cette difficulté, à construire un problème, puis à défendre une progression claire.
Le texte à expliquer demande un autre geste. On ne donne pas son avis sur le texte. On l’explique. Il faut dégager son thème, sa thèse, son problème, ses étapes, puis éclairer les arguments de l’auteur. Une bonne explication suit le mouvement du texte et montre comment il pense. Elle ne transforme pas chaque phrase en prétexte pour réciter une notion du programme.
Le déroulé de l’épreuve, du début à la fin
Au début, poser le stylo. Lire les trois possibilités. Souligner les mots décisifs, sans encore choisir. Pour chaque dissertation, demander ce que le sujet interdit de faire. Un sujet sur la liberté ne demande pas forcément un cours général sur la liberté. Un sujet sur la vérité ne demande pas forcément une liste de doctrines. Pour le texte, repérer la thèse et les articulations logiques.
Ensuite, choisir. Le bon choix n’est pas le sujet qui plaît le plus. C’est celui sur lequel on peut formuler un problème précis, mobiliser des distinctions solides et construire une réponse. Si le texte paraît clair mais que sa thèse reste floue, prudence. Si une dissertation paraît simple mais que l’on ne voit qu’une seule réponse, prudence aussi.
Vient le travail au brouillon. Pour une dissertation, écrire les définitions des termes du sujet, puis les oppositions possibles. Chercher ce qui rend la question difficile. Une problématique faible répète le sujet. Une problématique utile fait apparaître un conflit, par exemple entre une évidence commune et une exigence philosophique. Le plan doit répondre à cette difficulté, pas juxtaposer des idées.
Pour une explication de texte, découper le texte selon ses mouvements. Chaque partie doit correspondre à une étape du raisonnement. Noter la thèse, le problème traité, les concepts importants, les exemples éventuels, les connecteurs. Le brouillon ne doit pas devenir une copie parallèle. Il sert à clarifier la structure, puis à rédiger avec précision.
La rédaction commence quand l’itinéraire est clair. L’introduction doit être nette. En dissertation, elle amène le problème, définit les termes utiles, formule la difficulté, annonce la progression. En explication, elle présente le thème, la thèse, le problème et le mouvement du texte. Une introduction trop longue épuise le propos avant même de commencer.
Le développement doit avancer. Chaque partie défend une idée. Chaque paragraphe contient une thèse locale, une justification, un exemple ou une référence maîtrisée, puis un lien avec le sujet. En dissertation, les auteurs ne servent pas de décoration. Une référence n’a de valeur que si elle aide à penser le problème. En explication, une notion extérieure ne doit jamais écraser le texte.
La fin de l’épreuve se réserve à la conclusion et à la relecture. Conclure ne signifie pas répéter tout le devoir. Il faut répondre à la question posée, montrer le chemin parcouru, puis fermer proprement la réflexion. Relire ensuite les transitions, les définitions, les formulations ambiguës et les fautes qui gênent la compréhension.
Stratégie de gestion du temps
La règle principale tient en une phrase : ne pas sacrifier le brouillon, mais ne pas s’y enfermer. Une copie réussie se prépare avant de se rédiger. Pourtant, un plan parfait qui reste au brouillon ne rapporte rien. Il faut donc passer à la rédaction dès que la problématique, le plan et les exemples essentiels sont fixés.
On gagne du temps en décidant tôt du type de sujet. Hésiter trop longtemps entre dissertation et explication affaiblit tout le reste. Pour trancher, poser trois questions simples : le problème est il clair, les notions sont elles définissables, le plan peut il progresser réellement. Si la réponse reste vague, changer de sujet.
Dans la rédaction, éviter les phrases qui annoncent sans prouver. Une copie lente accumule les précautions : “depuis toujours”, “l’homme s’est toujours demandé”, “nous pouvons nous demander”. Ces formules prennent de la place et n’apportent rien. Aller directement au problème, puis à l’argument.
Prévoir aussi une marge pour relire. La relecture ne sert pas seulement à corriger l’orthographe. Elle permet de vérifier que chaque partie répond bien au sujet. Si un paragraphe pourrait se placer dans n’importe quel devoir de philosophie, il faut le resserrer ou le supprimer.
Les erreurs qui coûtent le plus cher
- Réciter le cours sans traiter le sujet. Le correcteur évalue une pensée organisée. Une liste de doctrines ne remplace pas une réponse.
- Oublier de définir les mots importants. Sans définition, le raisonnement flotte. Les notions doivent être clarifiées dès le départ.
- Transformer la dissertation en opinion personnelle. Dire “je pense que” ne suffit pas. Il faut argumenter, distinguer, examiner des objections.
- Construire un plan mécanique. Un plan du type oui, non, peut être ne fonctionne que s’il suit une vraie progression intellectuelle.
- Paraphraser le texte. En explication, répéter le texte avec d’autres mots ne suffit pas. Il faut rendre visible le raisonnement.
- Employer des références mal maîtrisées. Un nom d’auteur sans idée précise affaiblit la copie. Mieux vaut une référence juste et expliquée qu’une accumulation.
- Négliger les transitions. Les transitions montrent pourquoi on passe d’une étape à l’autre. Elles donnent sa cohérence au devoir.
- Finir sans conclusion réelle. Une conclusion absente laisse une impression d’inachèvement, même si le développement contient de bonnes idées.
Préparer les trois derniers jours
Le premier jour, reprendre les notions du programme sous forme de problèmes. Ne pas relire passivement des pages entières. Pour chaque notion, écrire quelques questions possibles, des distinctions utiles et des exemples solides. L’objectif n’est pas de tout savoir, mais de pouvoir mobiliser rapidement ce qui éclaire un sujet.
Le deuxième jour, s’entraîner sur la méthode. Choisir plusieurs sujets et préparer seulement l’introduction, la problématique et le plan détaillé. Pour un texte, s’exercer à repérer la thèse et les étapes du raisonnement. Ce travail court renforce les réflexes décisifs du jour de l’épreuve.
Le troisième jour, alléger. Relire les fiches les plus utiles, les définitions, les transitions types et les erreurs à éviter. Ne pas tenter d’apprendre un nouveau chapitre en urgence. Préparer le matériel, dormir correctement, arriver avec une méthode simple en tête : lire, choisir, problématiser, organiser, rédiger, relire.
Le jour de l’épreuve, la meilleure copie n’est pas celle qui récite le plus. C’est celle qui comprend exactement la question posée et construit patiemment une réponse.
Questions fréquentes
On nous demande souvent
Combien de temps dure l'épreuve de philosophie ?
L'épreuve dure 4 h. Il faut garder du temps pour analyser le sujet, organiser le plan, rédiger et relire.
Que peut-on choisir le jour de l'épreuve ?
On choisit soit une dissertation sur l'un des deux sujets, soit une explication de texte. Le bon choix dépend de ce que l'on comprend le mieux et de ce que l'on peut traiter avec méthode.
Comment cette épreuve compte-t-elle dans la moyenne ?
La note de philosophie est prise avec le coefficient 8. Pour le calcul, on multiplie la note obtenue par 8, puis on l'intègre à l'ensemble des résultats du baccalauréat.
Réviser
Les fiches qui préparent cette épreuve

Méthode · Terminale
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Une méthode claire pour passer du sujet au problème, puis du plan à la copie rédigée.

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