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SVT · Terminale

Climat et atmosphère

On relie composition atmosphérique, effet de serre et variations climatiques. On sait exploiter des indices pour distinguer météo, climat et changement climatique.

Type : Fiche de cours Niveau d'exigence : Standard À réviser en : 30 min Lecture : 10 min Mis à jour le : 13/08/2026
Climat et atmosphère
Ce qu'il faut savoir faire
  • Définir le climat à partir de moyennes et de variations sur une longue durée.
  • Expliquer le rôle des gaz à effet de serre dans le bilan radiatif terrestre.
  • Relier les activités humaines à l’augmentation récente de l’effet de serre.
  • Interpréter des indices climatiques comme les glaces, les pollens ou les sédiments.

Comprendre le système climatique

Le climat correspond aux conditions moyennes de l’atmosphère sur une longue durée. Il ne se confond pas avec la météo, qui décrit l’état de l’atmosphère à un moment donné et dans un lieu précis. En SVT, on étudie le climat comme un système. Ce système échange de l’énergie et de la matière entre plusieurs enveloppes terrestres.

Les principales enveloppes impliquées sont l’atmosphère, l’hydrosphère, la cryosphère, la biosphère et les roches superficielles. Elles interagissent sans cesse. Une variation dans une enveloppe peut modifier les autres. Par exemple, une diminution des surfaces enneigées change la quantité d’énergie solaire réfléchie vers l’espace. Cela agit sur la température moyenne, donc sur la circulation atmosphérique et océanique.

L’atmosphère joue un rôle central. Elle contient des gaz, des particules et de la vapeur d’eau. Elle reçoit une partie de l’énergie solaire, en laisse passer une autre partie, puis absorbe une partie du rayonnement émis par la surface terrestre. Cette propriété explique l’effet de serre naturel. Sans lui, la surface terrestre serait beaucoup plus froide. Le problème climatique actuel vient surtout de l’augmentation de certains gaz à effet de serre, qui renforce ce mécanisme.

Composante Rôle dans le climat Exemple d’interaction
Atmosphère Transporte chaleur, humidité et gaz Les vents déplacent des masses d’air chaudes ou froides
Océans Stockent et redistribuent beaucoup de chaleur Les courants marins influencent les climats régionaux
Cryosphère Réfléchit fortement le rayonnement solaire La fonte des glaces diminue l’albédo
Biosphère Échange du carbone avec l’atmosphère La photosynthèse prélève du CO2
Sols et roches Participent au cycle du carbone sur des durées longues L’altération des roches consomme du CO2

Bilan radiatif et effet de serre

Le moteur du climat est l’énergie reçue du Soleil. Une partie du rayonnement solaire est réfléchie par l’atmosphère, les nuages, les glaces, les océans ou les continents. Le reste est absorbé par la surface terrestre et par l’atmosphère. La Terre réémet ensuite de l’énergie sous forme de rayonnement infrarouge.

L’albédo désigne la fraction du rayonnement solaire réfléchi par une surface. Une surface claire, comme la neige, possède un albédo élevé. Une surface sombre, comme l’océan libre de glace, absorbe davantage d’énergie. L’albédo est donc un facteur essentiel du climat.

Certains gaz atmosphériques absorbent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre, puis réémettent de l’énergie dans toutes les directions. Une partie revient vers la surface. C’est l’effet de serre. Les principaux gaz concernés sont la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone, le méthane et le protoxyde d’azote. Ils n’ont pas tous la même abondance, ni la même durée de résidence, ni le même pouvoir de réchauffement.

  • Rayonnement solaire entrant : énergie reçue du Soleil, principalement sous forme de lumière visible.
  • Albédo : part du rayonnement solaire réfléchie par une surface ou par la planète.
  • Rayonnement infrarouge sortant : énergie émise par la surface terrestre et l’atmosphère.
  • Effet de serre naturel : mécanisme indispensable qui maintient une température compatible avec l’eau liquide en surface.
  • Effet de serre renforcé : augmentation de l’absorption du rayonnement infrarouge liée à la hausse des gaz à effet de serre.

Exemple traité pas à pas : effet d’une variation d’albédo

On raisonne avec une énergie solaire reçue fixée à 100 unités. Ce nombre sert seulement à simplifier le calcul.

  1. Premier cas : l’albédo vaut 0,30. La fraction réfléchie est donc 30 unités, car 100 × 0,30 = 30.
  2. L’énergie absorbée vaut alors 70 unités, car 100 - 30 = 70.
  3. Deuxième cas : l’albédo augmente à 0,40. La fraction réfléchie devient 40 unités, car 100 × 0,40 = 40.
  4. L’énergie absorbée vaut alors 60 unités, car 100 - 40 = 60.
  5. La différence d’énergie absorbée est de 10 unités, car 70 - 60 = 10.

Conclusion : si l’albédo augmente, la surface absorbe moins d’énergie solaire. Toutes choses égales par ailleurs, cela favorise un refroidissement. À l’inverse, si l’albédo diminue, la surface absorbe davantage d’énergie. Cela favorise un réchauffement.

Gaz à effet de serre, carbone et rétroactions

Le climat dépend fortement du cycle du carbone. Le carbone circule entre l’atmosphère, les êtres vivants, les océans, les sols et les roches. Dans l’atmosphère, il se trouve notamment sous forme de dioxyde de carbone, noté CO2, et de méthane, noté CH4. Les activités humaines ajoutent du carbone dans l’atmosphère lorsqu’elles utilisent des combustibles fossiles, modifient les sols ou détruisent des écosystèmes qui stockent du carbone.

Les océans absorbent une partie du CO2 atmosphérique. Cette absorption dépend de la température, des échanges avec l’air et de la circulation océanique. Un océan plus froid dissout plus facilement certains gaz qu’un océan plus chaud. La biosphère agit aussi sur le carbone : la photosynthèse prélève du CO2, tandis que la respiration et la décomposition en rejettent.

Une rétroaction est un mécanisme qui amplifie ou réduit une variation initiale. Une rétroaction positive amplifie le changement. Une rétroaction négative le limite. Il faut éviter le contresens : « positive » ne signifie pas « bonne », et « négative » ne signifie pas « mauvaise ». Ces mots indiquent seulement le sens de l’effet sur la variation initiale.

Mécanisme Type de rétroaction Explication
Fonte des glaces Positive Moins de glace signifie un albédo plus faible, donc plus d’énergie absorbée
Vapeur d’eau atmosphérique Positive Un air plus chaud peut contenir davantage de vapeur d’eau, gaz à effet de serre
Absorption de CO2 par certains végétaux Négative Une croissance végétale accrue peut retirer une partie du CO2 atmosphérique
Réchauffement des océans Positive possible Un océan plus chaud peut absorber moins efficacement certains gaz

Les rétroactions expliquent pourquoi le climat ne répond pas toujours de manière simple et immédiate à une perturbation. Elles imposent de raisonner en chaîne causale. Il faut repérer le facteur initial, le mécanisme intermédiaire, puis la conséquence sur la température ou sur la composition de l’atmosphère.

Reconstituer les climats passés

Pour comprendre le climat actuel, les scientifiques étudient les climats anciens. Ils utilisent des archives naturelles. Une archive climatique conserve une trace indirecte de conditions passées. On ne mesure pas directement la température ancienne : on l’infère à partir d’indices physiques, chimiques ou biologiques.

Les glaces polaires constituent une archive importante. Lorsqu’elles se forment, elles emprisonnent de petites bulles d’air. Ces bulles renseignent sur la composition passée de l’atmosphère. La glace elle-même donne aussi des informations sur les conditions de formation, notamment grâce à l’étude de certains isotopes de l’oxygène et de l’hydrogène.

Les sédiments océaniques ou lacustres sont également utilisés. Ils contiennent des restes d’organismes, des particules minérales et des molécules qui renseignent sur la température, la salinité, l’oxygénation ou la productivité biologique. Les pollens fossiles permettent de reconstituer des végétations anciennes. Comme chaque plante possède des exigences climatiques, la composition d’un assemblage pollinique donne des indices sur le climat local passé.

Ce qu’il faut savoir interpréter

  • Une archive climatique ne donne pas toujours une température directement. Elle fournit souvent un indice à interpréter.
  • Un seul indice peut être insuffisant. On croise plusieurs archives pour renforcer une conclusion.
  • Une variation de CO2 et une variation de température peuvent être liées, mais il faut préciser le mécanisme.
  • Les climats passés montrent que le système climatique varie naturellement, mais cela n’annule pas l’influence actuelle des activités humaines.

En évaluation, une erreur fréquente consiste à écrire que les climats ont toujours changé, donc que le changement actuel serait nécessairement naturel. Ce raisonnement ne suffit pas. Il faut comparer les causes, les mécanismes et les indices disponibles. Les variations naturelles existent, mais les émissions humaines de gaz à effet de serre constituent une perturbation supplémentaire du bilan radiatif.

Modéliser le climat et prévoir son évolution

Un modèle climatique est une représentation simplifiée du système climatique. Il utilise des lois physiques, chimiques et biologiques pour simuler les échanges d’énergie et de matière. Un modèle ne reproduit pas toute la réalité. Il sélectionne des mécanismes jugés essentiels et les traduit sous forme de calculs.

Les modèles servent à tester des scénarios. Un scénario n’est pas une prédiction certaine. C’est une hypothèse sur l’évolution de facteurs comme les émissions de gaz à effet de serre, les changements d’usage des sols ou les choix énergétiques. Les résultats dépendent donc des hypothèses choisies.

Un modèle est évalué en le confrontant à des observations. S’il reproduit correctement des tendances déjà mesurées, il gagne en crédibilité. Cela ne signifie pas qu’il soit parfait. Les incertitudes restent possibles, notamment sur les nuages, les aérosols, les rétroactions ou les comportements humains. Pourtant, une incertitude ne signifie pas une absence de connaissance. Elle indique une marge de variation autour d’un résultat.

Il faut distinguer trois idées :

  • Observation : donnée mesurée, par exemple une concentration atmosphérique ou une température.
  • Interprétation : explication scientifique proposée à partir des mécanismes connus.
  • Projection : résultat obtenu avec un modèle selon un scénario donné.

Le climat futur dépend de l’inertie du système. Les océans stockent beaucoup de chaleur. Les gaz à effet de serre peuvent rester plus ou moins longtemps dans l’atmosphère. Les calottes glaciaires réagissent lentement. Ainsi, même si une perturbation cesse, le système peut continuer à évoluer pendant une longue durée.

Méthode à appliquer le jour de l’évaluation

Commencer par identifier la nature du document : graphique, tableau, texte, schéma, carte ou expérience. Lire le titre, les grandeurs représentées et les unités si elles sont données. Repérer ensuite la tendance générale avant de commenter les détails. Une copie solide part toujours des données, puis construit l’explication.

  1. Définir les mots clés : climat, météo, albédo, effet de serre, rétroaction, archive, modèle.
  2. Décrire sans interpréter trop vite : dire ce qui augmente, diminue, reste stable ou varie en sens inverse.
  3. Relier aux mécanismes : bilan radiatif, gaz à effet de serre, cycle du carbone, échanges océan atmosphère.
  4. Construire une chaîne causale : cause initiale, mécanisme intermédiaire, conséquence climatique.
  5. Distinguer corrélation et causalité : deux courbes qui évoluent ensemble ne prouvent pas seules une relation de cause à effet.
  6. Conclure précisément : répondre à la question posée, sans élargir inutilement.

Pour un exercice avec calcul, poser les données avant de calculer. Écrire l’opération. Donner le résultat avec son sens biologique ou climatique. Un calcul d’albédo, par exemple, ne suffit pas : il faut dire ce que la valeur obtenue implique pour l’énergie absorbée.

Pour une question de synthèse, organiser la réponse en trois temps : le fonctionnement normal du système climatique, la perturbation étudiée, puis les conséquences et rétroactions. Utiliser quelques termes précis vaut mieux qu’une longue phrase vague. Bannir les formulations absolues comme « tout est naturel » ou « tout est dû à un seul gaz ». Le climat résulte d’un ensemble d’interactions, mais certaines perturbations peuvent dominer à une période donnée.

Hugo Arbonnier

Les pièges classiques
  • Le piège : confondre météo et climat. Pour l’éviter, préciser toujours l’échelle de temps et parler de tendances climatiques, pas d’un épisode isolé.
  • Le piège : présenter l’effet de serre comme un phénomène uniquement dangereux. Pour l’éviter, rappeler qu’il est naturel, puis montrer que son renforcement pose problème.
  • Le piège : dire que la couche d’ozone cause le réchauffement climatique. Pour l’éviter, séparer protection contre certains rayonnements ultraviolets et effet de serre.
  • Le piège : citer un indice climatique sans expliquer ce qu’il révèle. Pour l’éviter, relier chaque archive à une information précise sur température, végétation ou composition de l’air.
Ce qui rapporte des points

Une bonne réponse définit les notions avant de les utiliser, surtout climat, effet de serre et gaz à effet de serre. Les points viennent aussi de la lecture rigoureuse des documents, avec des liens de cause à effet clairement formulés et sans confusion entre corrélation et causalité.

Hugo Arbonnier

Professeur de mathématiques

Hugo Arbonnier signe les contenus de mathématiques, de physique-chimie et de NSI avec une priorité simple : rendre les notions vérifiables, utilisables, sans les réduire à des recettes. Sa ligne éditoriale priv...

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Questions fréquentes

On nous demande souvent

climat svt terminale c’est quoi

Le climat correspond aux conditions moyennes de l’atmosphère sur une longue durée dans une région donnée. Il se décrit avec des grandeurs comme la température, les précipitations, les vents et leur variabilité.

effet de serre naturel ou humain

L’effet de serre naturel permet à la Terre de conserver une température compatible avec la vie. Les activités humaines l’accentuent en augmentant la concentration de certains gaz dans l’atmosphère.

quels indices pour reconstituer un climat ancien

On utilise des archives naturelles comme les glaces, les sédiments, les pollens ou certains fossiles. Elles donnent des informations indirectes sur la température, la végétation, les océans ou la composition passée de l’atmosphère.