Voyage à Paris

Le mercredi 12 février 32 élèves en japonais ont participé à un voyage pour découvrir «  Le Japon à Paris  ». Voici quelques rapports de ces élèves. Bonne lecture !

 

Musée Guimet

Lors de notre excursion à Paris, nous avons visité le Musée Guimet, et ce en deux temps. Selon nos groupes, nous étions tour à tour libres de parcourir le Musée et ses différentes expositions, et guidés par un accompagnateur à travers l’exposition portant sur le Japon. Il s’agit ici d’une proposition d’un compte rendu de la visite guidée, portant sur le thème « Mythes et légendes du Japon à travers les mangas ».
Durant cette visite, notre guide nous présentait successivement des œuvres ou objets préservés à travers les siècles, traçant une évolution historique du japon, et les reflets de ce patrimoine dans la société Japonaise actuelle, à travers, certes, les mangas, mais aussi les jeux vidéo, l’animation…
Bien que nous soyons tombés sur le jour de vérification de l’état de préservation de nombreuses estampes (en particuliers certains cahiers d’Hokusai), nous avons pu profité d’exemples variés du quotidien et de l’art japonais à travers les siècles. Nous avons en premier lieux été introduits aux légendes originelles (correspondant au Shintoïsme), traduisant un animisme et une conscience de l’insignifiance de la place de l’homme dans la nature, idées fondamentales à la culture japonaise (contrairement à l’art traditionnel occidental, il a toujours été normal, si ce n’est évident, de représenter des choses du quotidien pour les artistes japonais; et c’est pourquoi notre guide a décidé d’entamer notre visite par la représentation d’un navet). S’en suivirent armures ornementales et de combat, masques portés par des acteurs, meubles ouvragés et objets de décorations, urnes funéraires et autres objets aux usages rituels… tout en expliquant leur poids dans l’Histoire et les répercussions dans la culture Japonaise.
C’est ainsi que nous nous sommes rendus compte qu’à travers Pokemon, l’occident a découvert les yokai, monstres et fantasmes, objets d’histoires de fantôme; que nous avons compris pourquoi le cinéma d’horreur japonais est aussi efficace (puisque le Japon entretient un rapport avec l’horreur et l’étrange beaucoup plus important que l’occident; cela s’observe par exemple dans les légendes shintoïstes, lorsque l’un des Dieux fondateurs traverse les « enfers » et leur puanteurs nauséabondes avant de retrouver sa femme dans un état de putréfaction, honteuse de sa laideur); et que le motif de l’invasion est très présent dans les Mangas, comme dans Terra Formas ou Gintama (le Japon étant sorti de son isolationnisme -approximatif- sous la menace d’une attaque Américaine, et d’accords forcés); etc…
En somme cette visite du musée Guimet nous a permis de mieux comprendre les fondations de la culture Japonaise.

Anna CHESSON ( TL2 )

Dans le cadre des options Japonais Lv3 et Chinois Lv3, nous avons pu nous rendre à Paris durant une journée. Au cours de ce séjour, nous avons eu la chance de faire une visite du musée Guimet. Une partie de la visite était guidée, l’autre était libre. C’est de cette deuxième partie dont je vais parler.
Après avoir été guidés à travers différentes merveilles japonaises, nous avons pu avoir accès aux autres salles du musée, portées sur l’art asiatique. Là, nous avons voyagé en Inde, en Corée, en Chine, ou encore fait une escale dans la collection du Pakistan et de l’Afghanistan. J’ai été éblouie devant la beauté des statues des divinités, la précision de leur réalisation ainsi que les matériaux précieux utilisés. De nombreuses peintures sont également exposées, représentant des scènes plus ou moins quotidiennes, des personnages plus ou moins illustres de l’Histoire. Bien que les sujets représentés soient très divers, j’ai trouvé cette même richesse chromatique dans toutes ces œuvres. Les teintes de bleu, de rouge, de vert ou encore les détails dorés étaient tout simplement sublimes. Le musée possède également une collection de textile. Là se trouvent des habits, des tissus, des écharpes provenant de différentes zones géographiques de l’Asie et de différentes époques. La diversité des motifs, des textiles utilisés, des couleurs et des formes m’ont transportée à travers les époques et les cultures.
Ce musée et la beauté des œuvres qui y sont exposées sont une invitation au voyage temporel et géographique. Une visite passionnante et inspirante, qui fut riche en émotions et en savoir.

Andréa GANEA ( TL1 )

Restaurent japonais

Le 12 février, les classes de japonais de terminales ont pu aller à Paris passer une journée de découverte autour du Japon. Après avoir visité le musée des arts asiatiques Guimet durant la matinée, nous n’avions qu’une envie: goûter à la cuisine japonaise dans la fameuse rue Sainte-Anne. Cette rue est connue pour ses nombreux restaurants japonais de qualité. Au menu: Udon, Ramen, Okonomiyaki, Sushi… La veille du départ de cette sortie, nous avons formé des groupes et choisi à quel restaurant nous voulions aller pour faciliter l’organisation le jour de la sortie. Ainsi, chaque groupe a pu découvrir des plats tous aussi bons les uns que les autres ! Merci beaucoup à Mme Furihata qui a dû s’occuper de nous tous pour que nous puissions passer un bon moment. C’est donc avec le ventre bien rempli que nous nous sommes dirigés vers la Maison de la culture du Japon.

Lucie MADEC ( TS2 )

La cérémonie du thé

Le match est le thé vert en poudre mélangé à de l’eau chaude. La consommation et la préparation du thé vert en poudre fut transmise par un moine revenu de Chine au 12e siècle. À cette époque, les moines du temple buvaient le thé matcha comme un symbole pour la cérémonie religieuse mais c’était aussi un stimulant pour étudier et méditer. Ils l’utilisaient aussi comme une substance à usage médical. Avec le temps, les anciennes utilisations du thé se sont perdues car l’art résidait maintenant à savoir faire le thé : la cérémonie du thé est née.
C’est il y a plus de 450 ans que la cérémonie du thé telle que nous la connaissons a été créée par 千利休(Sen no Rikyu). À sa mort, deux écoles différentes se sont formées : l’une était dirigée par son neveu, seul héritier de la famille pouvant perpétuer le savoir, et la seconde fut formée par son fils spirituel qui suivit son enseignement toute sa vie et décida de prendre la relève. D’autres écoles existent mais ces deux bases reprennent l’enseignement de 千利休.
À la maison de la culture du Japon à Paris, de la mise en place au rangement en passant par la dégustation, nous avons pu découvrir une petite partie de la cérémonie du thé. Avant de commencer l’explication, il fait savoir que deux thés différents peuvent être faits durant la cérémonie. Le thé épais et le thé léger. Dans une cérémonie complète qui dure environ quatre heures, la préparation et la dégustation des deux thés est faite ainsi qu’un repas, tout cela dans la position adaptée 正座 (seiza) et dans un silence absolu. Nous avons découvert le thé léger par sa préparation la plus simple :  本略手前(honryaku temae) La personne s’occupant de la cérémonie (à l’origine les hommes mais il y a maintenant une majorité de femmes) ramène une bouilloire en fonte et la dépose sur le foyer, le建水 ( kensui ) dans lequel il y a de l’eau froide, le thé en poudre est contenu dans la 棗(natsume), un bol à thé, la cuillère appelée 茶杓( chashaku), une pièce de tissu 茶巾( chakin ), la louche pour prendre l’eau chaude 柄杓 ( hishaku) et le célèbre fouet 茶筅( chasen).S’ensuit alors la cérémonie avec des gestes d’une grande précision : après avoir lavé le bol à thé, l’eau et le thé sont mélangés dedans puis le rituel pour servir commence. Après avoir mangé un gâteau sucré, une autre personne vient nous servir le bol. Il est coutume de ne pas boire sur le devant du bol (le devant étant souvent représenté par des dessins floraux) donc par deux mouvements de quarts de tours avec la main gauche, le bol est retourné dans le bon sens pour boire. Après avoir bu, il faut nettoyer la partie où les lèvres se sont posées grâce à un ふくさ (fukusa, pièce de tissu coloré se trouvant toujours dans le kimono) puis remettre le bol dans le sens où on nous l’a donné. Le rangement se fait immédiatement après que toutes les préparations ont été faites, toujours avec des gestes très précis.
Il n’y a généralement peu ou pas de décoration dans la salle de la cérémonie, le sol étant très sobre puisqu’il est entièrement recouvert de tatamis. Il peut cependant y avoir quelques décorations très sobres dans l’alcôve comme une unique fleur dans un vase.

Sarah BOUREL ( TS2 )

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